Se déplacer, s’habiller, consulter Internet : 6 innovations qui allègent le handicap

La vie quotidienne est souvent source de tracas, de gêne, voire de barrières lorsqu’on souffre d’un handicap. Surdité, mobilité réduite, troubles cognitifs ou visuels : voici 6 innovations qui rendent le fait de se déplacer, se vêtir, échanger par téléphone ou sur le Web… beaucoup plus facile.

handicap : 6 innovations qui facilitent la vie

Malgré les lois, en dépit des déclarations d’intention, et d’une meilleure prise de conscience, le quotidien des personnes en situation de handicap s’apparente souvent à un parcours d’obstacles. Effectuer des démarches en ligne, lorsqu’on voit mal ou que l’on a du mal à cliquer, passer un coup de téléphone lorsqu’on est atteint de surdité, s’habiller et se déplacer librement pour une personne à mobilité réduite : voici quelques unes de ces embûches de tous les jours.

Ultra-technologique, ou “simplement” de bon sens, l’innovation permet de régler (en partie) ces problèmes. En matière de mobilité, de communication, d’habillement… En voici 6 que nous avons sélectionnées, pour le vrai service, concret et pratique, qu’elles rendent aux personnes atteinte d’un handicap.

Andy & Emma : des vêtements adaptés… et mode

Ce n’est déjà pas simple, lorsqu’on est un enfant atteint de handicap, d’affronter le regard des autres. Si en plus il faut s’habiller avec des collections qui semblent tout droit sorties d’un hôpital… C’est sur ce constat, alors que son fils était plâtré aux deux jambes à la suite d’une ostéochondrite (anomalie de la croissance osseuse qui touche surtout les enfants), que Christelle Gery a créé la marque Andy & Emma.   

Son idée ? Combiner le pratique (des vêtements faciles à enfiler, avec des hauts à ouverture dorsale, des pantalons qui s’enfilent et se retirent aisément grâce à un système de scratch…) et l’esthétique. Parce qu’il n’y a pas de raison de sacrifier le confort à l’apparence, ni l’inverse ! Pour un “bête” bras cassée ou un handicap plus profond, les vêtements Made in France d’Andy & Emma permettent donc aux 5-16 ans en mal de mobilité d’être autant à la mode que leurs copains et copines.

Picto Access, le “Google Maps” de l’accessibilité

Au-delà de la question (sensible) de l’accessibilité des lieux publics aux personnes à mobilité réduite, c’est aussi l’information qui constitue souvent le maillon faible… Y-a-t-il une marche à gravir ? Un ascenseur ? Des portes suffisamment large pour le passage d’un fauteuil ? Autant de questions dont on ne connaît la réponse… qu’en arrivant sur place.

Pour changer cela, Justin Marquant a créé Picto Access, sorte de “Google Maps” de l’accessibilité. Via un site Internet (ou une application mobile), le service permet d’être informé des conditions d'accessibilités de plus de 300 000 lieux. Les utilisateurs sont invités à les renseigner, et les commerces, entreprises et administrations peuvent aussi informer leurs visiteurs d’un changement, d’une panne… De quoi faire d’une course ou d’une visite en ville une aventure un peu moins stressante !

Mister Gaspard, l’ennemi des escarres

Fauteuil roulant toujours, avec Mister Gaspard, un coussin connecté qui ambitionne de régler le problème des escarres. Les escarres ? Des plaies causées par une station immobile prolongée, parce que la chair va être comprimée entre une surface dure (l’assise du fauteuil) et les os. Elle peuvent se former en un quart d’heure… mais mettent jusqu’à 6 ou 8 mois à se résorber !

Morgan Lavaux, concepteur de Mister Gaspard, en a fait l’expérience lorsqu’il est devenu tétraplégique en 2013. Et appris que la seule parade consiste à changer régulièrement de position pour répartir les points de presse, et de “monitorer” le temps passé en fauteuil. Gaspard, constitué d’un coussin bourré de capteurs posé sur l’assise du fauteuil, et d’une application mobile, permet d’informer l’utilisateur en temps réel, et donc de prévenir la formation des escarres. Une idée qui lui a valu de remporter le premier prix Start-up & Handicaps.

Wheeliz, des véhicules adaptés au handicap à louer entre particuliers

Uber, BlaBlaCar, Drivy… Ces dernières années, il est devenu très facile d’être convoyé, ou de disposer d’un véhicule pour des trajets épisodiques. Sauf si l’on souffre d’un handicap ! Les véhicules dits “adaptés” coûtent cher, et se révèlent donc inadaptés si l’on n’a pas besoin de se déplacer quotidiennement.

La solution ? C’est Wheeliz, service de location entre particuliers de véhicules conçus pour les personnes à mobilité réduite. Les propriétaires (souvent dans ce cas de figure) inscrivent leur véhicule sur le site, les locataires choisissent les plus proches de chez eux, le tout pour une somme modique grâce à ce système collaboratif. Une façon pratique, accessible à toutes les bourses, de ne plus restreindre ses déplacements.

Rogervoice : le téléphone sous-titré pour les malentendants

Réserver une table au restaurant, prendre rendez-vous avec son médecin ou son banquier, échanger un billet de train… Il existe parfois des façons de se passer d’un coup de fil pour le faire. Mais pas toujours. Et le téléphone, c’est bien la hantise des sourds et malentendants…

C’était celle d’Olivier Jeannel, sourd-profond depuis l’âge de 2 ans, jusqu’à ce qu’il décide de créer Rogervoice. L’idée ? Extrêmement simple : Rogervoice est une application mobile qui remplace celle qui permet de téléphoner habituellement. Et, surtout, qui est capable par reconnaissance vocale de transcrire ce que dit un interlocuteur en message type SMS. Ou de la faire “traduire” par un interprète en langue des signes ou langage parlé complété (LSF/LPC). Certains de ces services sont gratuits, ou accessibles sous conditions, d’autres payants. Et la plupart des grands opérateurs français offrent 1h par mois de Rogervoice à leurs abonnés.

FACIL’iti : le Web accessible malgré le handicap

Est-il encore possible de se passer d’Internet dans la vie de tous les jours ? En raison d’un handicap (cognitif, visuel ou moteur), on peut ne pas avoir le choix… Le surf sur le Web, malgré les efforts vers plus d’accessibilité, est en grande majorité pensé pour les “valides”.

Avec FACIL’iti, petit à petit, cela change. La technologie de cette startup permet d’adapter le contenu et la présentation d’un site en fonction d’une vingtaine de troubles et handicaps (DMLA, Parkinson, sclérose en plaque, dyslexie…).

L’entreprise où l’administration rémunère FACIL’iti pour ce service, l’internaute, lui, n’a qu’à créer son profil (indiquant son handicap) pour accéder ensuite à un site adapté.  Entreprises (Michelin, Crédit du Nord, Carrefour…) et administrations (mairies de Toulouse ou Limogrs, Défenseur des droits) se sont ainsi rendues accessibles au plus grand monde en ligne.

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