NON STOP - épisode 2 : Trouver du temps pour soi tout en aidant un proche

La vie d’un aidant est faite de lourdes charges qui laissent peu de temps pour s’occuper de soi. Pourtant, faire des pauses est indispensable à son équilibre et à la qualité de l’accompagnement apporté.

 

NON STOP - épisode 2

Lorsque l’on est aidant, le temps consacré à son proche est estimé en moyenne à 16 heures par semaine. Présence à domicile, courses, rendez-vous médicaux, démarches administratives, écoute, laissent ainsi peu de place à des activités personnelles et même lorsqu’il est loin de la personne aidée, l’aidant continue à vivre au rythme de ses états de santé. Si l’on n’y prend pas garde, cette situation peut rapidement conduire à l’épuisement, à l’isolement et créer des tensions dans sa famille,  son couple, son entourage.

 

Planifier des moments de relais

Vous pouvez parfois être tenté de tout lâcher pour vous consacrer entièrement à l’aide de votre proche mais renoncer à prendre du temps pour vous est contre-productif. En effet, faire des pauses permet de retrouver de l’énergie, essentielle à votre rôle d’aidant. Pour cela, n’hésitez pas à vous aérer l’esprit dans la pratique d’une activité plaisante, de détente ou de divertissement. Pensez également à partager ce temps de répit avec vos enfants, votre conjoint ou vos amis afin de ne pas rester isolé. Il existe des coopérations départementales actives localement pour lutter contre l’isolement.

 

Par mon témoignage, je veux dire aux aidants qu’il n’y a pas de honte à confier son proche à d’autres personnes. Moi aussi je me sentais coupable, je croyais que je l’abandonnais, mais au contraire, je réalise maintenant que je peux mieux l’aider ainsi. Fiona

 

 

Vous devez négocier (avec douceur !) ces pauses avec le proche aidé : il doit comprendre que ces temps de répit sont indispensables à votre bien-être. Si nécessaire, sollicitez l’aide d’un parent, d’un proche ou d’un professionnel pour lui rendre visite pendant votre absence.

 

Apprendre à se protéger, c’est aussi le protéger, si je suis bien il est bien, et inversement. C’est l’effet miroir, mais que d’efforts il me faut déployer ! Do

 

 

Et si vous partiez en vacances ?

Le concept "Vacances Répit Familles" est simple : sur un même lieu de vacances, l’aidant familial s’accorde un moment de répit pendant que son proche dépendant ou handicapé est pris en charge. Un même lieu, mais un accompagnement différencié de type hébergement temporaire pour l’aidé, et tourisme-loisirs pour l’aidant. Les membres du couple aidant-aidé ont ainsi, chacun, accès à des activités en rapport avec leur situation, tout en ayant la possibilité de se retrouver ensemble, quand ils le souhaitent, pour des moments de partage, hors de leur cadre habituel.

 

Cette solution permet d’apporter une réponse aux besoins essentiels des familles :

   • se décharger pour souffler : l’accompagnant se repose en toute sérénité alors même que l’accueil temporaire prend en charge la personne accompagnée dans la structure médico-sociale intégrée au village de vacances,

 

   • échanger pour être soutenu : l’aidant peut profiter d’un programme d’information et de formation au sein de l’établissement, 

 

   • se détendre pour se retrouver : le cadre du village de vacances où l’aidant et l’aidé sont accueillis dans les meilleures conditions d’hébergement et de loisirs est propice au bien être de chacun.

 

 

Les conseils de Graziella Cotti, psychologue clinicienne et psychologue du travail : la difficulté de trouver du temps pour soi

Notre rapport au temps est par essence subjectif, c’est-dire qu’il varie en fonction de nos activités, de nos humeurs, de notre âge, de nos échéances, de nos projets, etc. Si le moment passé est agréable il vaut plus que sa durée "mathématique".

 

Un moment agréable avec l’aidé peut être de lui apporter des nouvelles, s’il peut les partager, ou tout simplement d’être bien (moins fatigué, disponible…).

Pour cela, rien ne vaut d’autres "espace-temps" durant lesquels l’aidant pourra se régénérer. Chaque aidant doit pouvoir évaluer ce qui le retient.

La présence d’une autre personne, d’un relai, s’avère souvent indispensable pour autoriser cette "récréation".

 

Même si le plus souvent, l’idée que les minutes avec l’être aimé sont de plus en plus précieuses est latente, il faut accepter de s’en séparer pour pouvoir "en…durer".

Refuser cette perspective c’est courir le risque de l’asphyxie.

De retour auprès de l’aidé, vous pourrez d’autant mieux "faire d’une minute, une vie".

 

 

Un petit conseil, entre nous

Acceptez de prendre un peu de plaisir, des pauses rien que pour vous. Faites des compromis, négociez gentiment mais fermement, en conservant toujours le lien de complicité et d’affection qui vous unit aux autres !

 

A chœur battant

Marie est en voiture avec Yoan, son mari. Ils ont prévu une sortie. En route pour le cinéma, l'auxiliaire de vie appelle Marie, sa mère ne va pas bien.

 

 

 

 

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