NON STOP - épisode 9 : Le droit au répit des aidants familiaux

Accompagner un proche dépendant au quotidien, travailler et continuer à être disponible pour ses enfants et son/sa conjoint(e) est extrêmement difficile, autant au niveau physique que psychologique. En effet, il n’est pas possible d’assumer seul(e) tous les rôles et de cumuler plusieurs vies en même temps !

 

NON STOP - épisode 9

Des dispositifs pour souffler

Pour supporter sa charge, continuer à être efficace auprès de la personne aidée et se maintenir en forme, l’aidant doit faire des pauses et prendre du temps pour lui. Cette démarche, pourtant essentielle, ne va pas toujours de soi. Par culpabilité ou manque de confiance, les aidants familiaux peinent souvent à déléguer leurs tâches et à se faire relayer.

 

Pas facile d’être aidant familial ! La vie tourne autour de la personne aidée, même lorsqu’on se trouve loin d’elle. Une situation épuisante, qui empiète chaque jour davantage sur ses activités personnelles. Cependant, prendre du temps pour soi est indispensable à son équilibre et il existe pour cela des solutions de répit.

 

 

bon à savoir

Certaines structures accueillent de façon temporaire les personnes dépendantes. Elles permettent à l’aidant de s’accorder du temps, et de souffler.

 

Trouvez une structure adaptée en quelques clics sur Essentiel Autonomie.

 

Une aide indispensable

S’accorder du répit et rompre le rythme de son intervention auprès du proche malade est considéré par beaucoup d’aidants comme un risque, que peu sont prêts à prendre. Pourtant, pour que la relation aidant-aidé reste de qualité, il est important que les aidants familiaux gardent du temps pour eux sans culpabilité. Souffler, se ressourcer est indispensable à leur équilibre et à celui de leurs proches.

 

 

a noter

Des services d’aide à domicile et des aides financières existent pour vous faire aider.

 

 

Les aidants se ruinent la santé : le physique et le moral en prennent un coup. Un conseil : les personnes atteintes de DFT (Dégénérescences Fronto-Temporales)  peuvent être accueillies quelques jours par semaines en accueil de jour pour souffler de temps en temps. Je ne reconnais plus ma mère, nous ne pouvons plus avoir de conversation,  elle agit comme un enfant et c’est à nous de nous occuper d’elle. Les rôles s’inversent et c’est très dur à accepter. Fanfan

 

 

Il existe de nombreux dispositifs pour aider les aidants autant au niveau pratique que psychologique. Associations, sites Internet, Centre communal d’Actions Sociales (CCAS) et Centre Local d’Information et de Coordination gérontologique (CLIC) sont là pour vous orienter vers les bons interlocuteurs et vous informer sur vos droits.

 

 

Actuellement, je vis un enfer… J’ai placé mon père en maison médicalisée, mais je le sais malheureux. J’essaie de tenir pour mon mari et mon bout de chou de 4 ans : le sommeil m’a quitté et le boulot est devenu source d’aération. Mes nerfs lâchent : je dois faire face à ses oublis de règlement de factures, aux relances et autres courriers… Tout devient compliqué, ma tête qui est en connexion constante avec papa, je me lève et me couche avec lui. J’ai peur de me détruire… Sophie

 

 

bon à savoir

L’aide psychologique individuelle : il s’agit d’un soutien psychologique dispensé par un thérapeute à la demande et au rythme de l’aidant. Il lui permet de s’exprimer, d’être guidé, de désamorcer certaines situations compliquées et de lutter contre l’isolement. Cette aide est proposée sur rendez-vous par des psychologues exerçant en libéral ou dans des structures comme les Clics, les accueils de jour, l’Association France Alzheimer

 

 

Les conseils de Graziella Cotti, psychologue clinicienne et psychologue du travail : les pauses sont indispensables à l’aidant

La question de la "pause" de l’aidant  dans l’accompagnement fait écho essentiellement à deux éléments :

 

  • La culpabilité qui voudrait que l’on soit disponible sans prendre en compte ses propres limites (physiques, psychologiques, sociales…). Culpabilité qui, par ailleurs, peut encore être durcie par les registres moraux et/ou religieux.
  • La confiance que l’on accorde aux autres aidants professionnels, ou non.

 

Dans tous les cas, ces deux éléments entraînent un retard dans la mise en place de ces pauses, qui surviennent alors dans des circonstances très dégradées pour l’aidant ; le plus souvent tellement éprouvé qu’il ne bénéficiera que partiellement des dispositifs.

 

Là encore, anticiper (en ayant à l’idée que, quel que soit notre amour pour l’autre, nous avons et aurons des limites) permettra de choisir les modes, dispositifs ou structures qui sont au plus près de nos besoins et  de ceux de l’aidé. La pause sera alors vécue dans la sérénité et bénéficiera tant à l’aidant qu’à l’aidé.

 

 

conseil

Comme Marie, vous avez l’impression de cumuler plusieurs vies en même temps ? Tout assumer seul(e) est épuisant. Il n’est pas possible d’endosser tous les rôles, il faut donc savoir passer le relais à des professionnels. Il existe des solutions de répit qui permettent aux aidants de souffler et de s’accorder du temps, comme les séjours de répit aidants/aidés.


Un petit conseil entre nous : rendez-vous sur Essentiel Autonomie, vous y trouverez toutes les solutions pour se faire aider et être soutenu.

 

 

 

Changement de programme

Yoan fait une surprise à Marie. En voiture, Marie fait le co-pilote. Yoan profite de ce trajet pour lui parler du droit au répit pour les aidants. Fatiguée, elle lui indique le mauvais chemin...

Voir l'épisode

 

Vous aidez ? Suivez le guide !
7 recettes pour une relation aidant-aidé harmonieuse

Conformément à la réglementation sur la protection des données, les informations que nous communiquez font l'objet d'un traitement informatisé par votre institution de retraite complémentaire en vue de l'execution de sa mission d'action sociale et du respect des dispositions légales et réglementaire en vigueur. Les destinataires de ces données sont les membres habilités du personnel de votre institution y compris les assistantes sociale et s'il y a lieu, ses partenaires et sous-traitants éventuels. Vous pouvez demander l'accès et la rectification de vos données personnelles en écrivant au délégué à la protection des données de votre institution de retraite complémentaire à : protection-donneespersonnelles@humanis.com ou à Groupe HUMANIS - cellule Protection des données personnelles - 141, rue Paul Vaillant Couturier - 92246 MALAKOFF Cedex.

Partage cet article :

Les visiteurs ayant lu cet article ont également lu