Connaître les maladies cardio-vasculaires

Les maladies cardiovasculaires sont les premières causes de décès dans les pays développés selon l’OMS. Elles sont souvent causées par l’obstruction ou la rupture d’une artère. Avec l’avancée en âge, le vieillissement  du muscle cardiaque et des facteurs externes multiplient les risques de diagnostiquer ce type de maladies. Comment prévenir les risques et assurer la rééducation en cas de rupture ?

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Afin de prévenir les risques, il est important de connaître les différentes maladies cardiovasculaires également appelées maladies cardio-neurovasculaires.

L’athérosclérose, l'hypertension artérielle, l'accident vasculaire cérébral, l'infractus du myocarde ou encore l'artérite des membres inférieurs : on vous dit tout sur ces maladies qui sont à l'origine de 140 000 morts en France chaque année.

 

L’ATHÉROSCLÉROSE 

L’athérosclérose est la principale maladie des artères et souvent la cause de maladies cardiovasculaires.Elle est identifiée par un dépôt progressif de cholestérol le long de la paroi des artères. Ces formations de plaques entraînent 3 importantes séquelles :

  • La sclérose : le diamètre des artères diminue et se ferme au fur et à mesure du temps
  • Le spasme : les artères se durcissent, elles se dilatent moins facilement et se contractent
  • La thrombose : des caillots se forment dans les artères et les bouchent

Cette maladie ne se traduit par aucun symptôme particulier mais des douleurs localisées, des essoufflements ou des vertiges peuvent faire leur apparition. De manière courante, elle est diagnostiquée par le biais d’un infarctus ou d’un accident vasculaire cérébral. 

Des facteurs à risques peuvent favoriser l’athérosclérose tels que l’excès de cholestérol,  l’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme, le stress ou encore la sédentarité. Il est possible de prévenir l’apparition de cette maladie par l’arrêt du tabac, une alimentation saine et équilibrée ainsi que par la pratique d’une activité physique régulière.

 

L’HYPERTENSION ARTÉRIELLE

La pression artérielle correspond à la pression que le flux sanguin exerce dans les artères :

  • La pression systolique correspond à la pression maximale lorsque le cœur se contracte afin d’envoyer du sang dans les artères.
  • La pression diastolique est associée à la pression minimale lorsque le cœur se relâche est aspire du sang qui provient des veines.

On mesure la tension artérielle grâce à deux chiffres : le premier, le plus élevé, représente la pression systolique et le deuxième s’associe à la pression diastolique.

L’hypertension artérielle est due à une tension excessive au niveau des artères : la tension est considérée comme normale si elle se situe à 120/ 80 mmHg tandis qu’on constate une hypertension si elle s’élève à 140/90 mmHg. Une trop forte pression artérielle peut entraîner un AVC ou un infarctus du myocarde. A terme, cela peut également causer des lésions rénales et oculaires.

L’hypertension ne se traduit pas par des symptômes mais elle peut parfois causer des maux de têtes, des vertiges, des troubles de la vue, des palpitations cardiaques ou encore des saignements de nez.

Les facteurs à risques résultent par l’avancée en âge, une prise de poids excessive, une alimentation trop riche en graisses et/ou en sel, la sédentarité, la consommation excessive d’alcool, le tabac ou encore le stress etc.

L’hypertension artérielle ne peut pas être soignée cependant il est possible de la contrôler :

  • Il s’agit d’avoir une bonne hygiène de vie : diminuer la consommation de gras et de sel, la pratique d’une activité physique régulière, arrêter le tabac etc…
  • Différents médicaments existent et se prescrivent en fonction de la situation du patient 

 

L’ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL (AVC) 

Un accident vasculaire cérébral est l’obstruction ou la rupture d’un vaisseau qui transporte le sang dans le cerveau. On distingue deux formes d’AVC :

  • Lorsqu’un vaisseau sanguin se bouche, appelé thrombose cérébrale, ou est bouché par un caillot de sang formé ailleurs, ce qui est une embolie cérébrale.
  • L’hémorragie cérébrale est causée par l’éclatement d’un vaisseau.

Par conséquent, les cellules du cerveau se retrouvent privées d’oxygène et des nutriments essentiels à leurs activités. Elles peuvent être sévèrement endommagées ou mourir.

Les symptômes les plus connus sont :

  • Des sensations d’étourdissements, des vertiges ainsi qu’une perte d’équilibre
  • Un engourdissement ou une paralysie partielle
  • Des difficultés soudaines à s’exprimer et comprendre ce que l’on entend
  • Des troubles de la vision   
  • De violents maux de têtes, des nausées et des vomissements

Les facteurs de l’AVC sont associés à l’âge dont le taux d’incidence est multiplié par deux tous les dix ans après 55 ans, ainsi qu’au tabagisme, une consommation excessive d’alcool ou la sédentarité.

L’hypertension artérielle, le diabète ou l’excès de cholestérol peuvent aussi être des facteurs d’AVC.

L’AVC cause d’importants dommages au cerveau dont certains peuvent être irréversibles à cause de la privation d’oxygène que subissent les cellules et qui entraîne des pertes fonctionnelles.

Le chirurgien pratique une intervention en urgence afin de dissoudre le caillot qui s’est formé. Dans certains cas, un anticoagulant peut être prescrit  et lors d’une hémorragie le sang accumulé est retiré. Pour limiter les risques de récidives, la partie endommagée du vaisseau est retirée ou dilatée.

Des séances de rééducation sont prescrites afin d’atténuer les séquelles cognitives et comportementales qui peuvent être causées par l’AVC.

 

L’INFARCTUS DU MYOCARDE 

La destruction d’une partie du muscle cardiaque, le myocarde, s’appelle l’infarctus. Ceci est la conséquence de l’obstruction d’une des artères coronaires qui transporte le sang chargé en oxygène vers le cœur. De ce fait, le myocarde est privé d’oxygène et entraîne une nécrose voire la mort.

Le symptôme le plus connu de l’infarctus du myocarde est une forte douleur au niveau de la poitrine qui surgit brutalement. On peut éventuellement la ressentir dans les bras, les poignets ainsi que la mâchoire. Les symptômes externes se manifestent par un essoufflement, une pâleur et des sueurs.

Il est indispensable d’agir rapidement : si le cœur reste trop longtemps sans oxygène les risques de nécrose se multiplient.

Les principaux facteurs de l’infarctus sont le tabagisme, l’excès de cholestérol et le stress.

 

L’ARTÉRITE DES MEMBRES INFÉRIEURS

L’artérite des membres inférieurs touche principalement des hommes de plus de 50 ans et provoque l’obstruction des artères des jambes.

On la diagnostique par des douleurs dans les mollets lorsque l’on marche. Cependant, il arrive que ces douleurs se ressentent aussi la nuit lors d’un stade avancé. Quand l’occlusion est sévère, la jambe devient très pâle, froide et inerte. Cette crise est très douloureuse et peut entraîner une amputation.

L’artérite aiguë est une urgence médicale car la jambe est privée d’oxygène et peut se gangrener très rapidement.  L’intervention consiste à déboucher l’artère obstruée par une angioplastie, la pose d’un stent ou d’une thrombolyse.

Le tabagisme est l’un des facteurs principal. Il est recommandé d’arrêter de fumer et de pratiquer la marche à pied afin de prévenir l’artérite aiguë.

 

 

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