Vieillissement et dépendance : constat et prise en charge ces prochaines années

La population française vieillit de plus en plus rapidement, entrainant une augmentation potentielle de la dépendance des personnes âgées de plus de 40% selon les chiffres de l’INSEE. Qu’en est-il de ce constat ? Comment gérer cette situation de vieillissement et de dépendance de la population ? Comment prendre en charge la dépendance ces prochaines années ?

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Vieillissement et augmentation de la dépendance : le constat

Lors de groupes de travail réunis en 2011, différents scenarios, plus ou moins pessimistes, ont été envisagés et montrent qu’il est difficile de savoir si l’augmentation du nombre de personnes âgées, entrainera à coup sûr une augmentation du nombre de personnes dépendantes. Aujourd’hui, ces personnes dépendantes sont majoritairement prises en charge grâce à la solidarité familiale et/ou collective notamment via l’APA, Allocation Personnalisée d’Autonomie.

Les chiffres

Deux facteurs expliquent le vieillissement de la population française : la génération des baby-boomers atteint un âge avancé et l’espérance de vie s’allonge au fil des années.
Le nombre de personnes dépendantes en France métropolitaine serait multiplié par 1,4 entre 2010 et 2030 (de 1 150 000 à 1 550 000 personnes) et par 2 entre 2010 et 2060 (de 1 150 000 à 2 300 000).
Dès lors, comment vont évoluer les politiques publiques en matière de prise en charge de la dépendance, notamment face au manque d'aidants ? 

Les aidants

L’aidant, qu’il soit familial ou professionnel, assiste et accompagne la personne dépendante dans l’exécution des tâches quotidiennes afin de favoriser son maintien à domicile. Or, l’éparpillement géographique de la famille, la baisse de la natalité… laissent présager une diminution du nombre d’aidants familiaux. Pour faire face à cette situation, il devient nécessaire d'apporter de nouvelles solutions pour la prise en charge de la dépendance.

 

Prise en charge de la dépendance : quel avenir pour l’APA

L’Allocation Personnalisée d’Autonomie, dont les critères d’attribution sont définis notamment par les grilles AGGIR et AVQ est destinée aux personnes âgées et permet de prendre en charge une partie des dépenses liées à la perte d’autonomie.

A ce jour, cette allocation versée par les conseils généraux, représente 3,8 milliards d’euros tandis que 900 millions d’euros demeurent à la charge des personnes âgées.

Même si à ce jour rien n’est acté politiquement, il semblerait que l’octroi de l’allocation se recentre sur les situations les plus problématiques et sur les personnes ayant les ressources les plus faibles ; on estime néanmoins que le nombre d’allocataires va augmenter de 50%.

Le montant de cette allocation, dont l’objectif est de financer des services d’aide à domicile, se base lui-même sur les tarifs des prestations ; à terme l’APA ne pourra couvrir les dépenses réelles engagées par la dépendance.

 

Des solutions alternatives existent, notamment l’assurance dépendance qui peut être sous forme de contrat collectif ou de contrat individuel, et qui permet de prévoir une éventuelle perte d’autonomie lorsque le capital ou les revenus de la personne dépendante sont insuffisants.

 

 

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