Maladie de Parkinson : quels sont les symptômes ?

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique dégénérative chronique qui affecte principalement le contrôle des mouvements et peut accélérer la perte d'autonomie. En France, elle touche entre 100 000 et 120 000 personnes et 8 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. 1 % de la population âgée de plus de 65 ans est concernée, avec un pic autour de 70 ans*. Quels sont les principaux symptômes de cette maladie ? Réponses.

La maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson évolue lentement et silencieusement : elle se développe entre 5 à 10 ans avant l'apparition des premiers symptômes. Son évolution est variable et propre à chaque patient.

L’affection entraîne la destruction progressive de certaines cellules du cerveau, en particulier les neurones qui fabriquent et libèrent la dopamine. Ce neurotransmetteur du système nerveux est impliqué dans la régulation des mouvements corporels, notamment automatiques.

L'origine de cette maladie n’est pas précisément connue. Certaines prédispositions génétiques et facteurs environnementaux interviendraient dans la survenue de la maladie de Parkinson.

 

Les symptômes de la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson se reconnaît principalement aux troubles moteurs qu’elle entraîne. Ils doivent servir de signaux d’alerte pour les personnes âgées, leurs proches et médecins.

Les troubles moteurs

  • La lenteur dans les mouvements ou akinésie. La personne perçoit un ralentissement de ses gestes, notamment les gestes de précision et semi-automatiques comme l'écriture et la marche.
    Dans l’écriture, la taille des lettres est diminuée (micrographie).
    La marche se transforme : piétinements, marche à petits pas, dos voûté, balancement des bras réduit.
    Les gestes répétitifs sont difficiles : se raser, se brosser les dents, battre des œufs…
    La personne se plaint de fatigue, d’engourdissements, qui peuvent aller jusqu’à empêcher le mouvement. 
  • La rigidité ou hypertonie. Les muscles sont raides, en particulier le long de la colonne vertébrale, ce qui entraîne une posture voûtée. Les articulations des membres, du cou, des mains et pieds semblent aussi entravées. Les mouvements sont saccadés et difficiles à engager. Cette tension excessive des muscles entraîne des douleurs musculaires ou tendineuses.
  • Les tremblements involontaires. Les agitations se manifestent surtout au repos et disparaissent avec le mouvement et durant le sommeil. Le tremblement est lent, régulier, asymétrique ou d’un seul côté. Il affecte les membres, notamment supérieurs, et parfois la mâchoire.

 

La maladie de Parkinson entraîne une perte d’autonomie de plus en plus marquée pour la personne qui en souffre. Sachez Évaluer la perte d’autonomie à l'aide la grille AGGIR.

 

Les autres symptômes non moteurs

D’autres difficultés peuvent s'installer avec l'évolution de la maladie de Parkinson :

  • troubles de l’équilibre,
  • troubles du sommeil,
  • constipation, hypersalivation, troubles de la déglutition,
  • incontinence,
  • diminution de l'expression faciale, troubles de la parole, difficultés d'élocution, d’articulation,
  • dépression, anxiété, attaques de panique, états paranoïaques, hallucinations liées aux médicament.

 

La quantité et l'intensité de ces symptômes diffèrent selon les personnes et fluctuent d'un jour à l'autre. Certains patients ne présentent, par exemple, jamais de tremblements. En revanche, ce qui est commun à tous les malades, c’est que la maladie de Parkinson ne détériore pas, ou très rarement, les fonctions intellectuelles.

 

Les autres symptômes parkinsoniens

D'autres symptômes parkinsoniens entraînant des troubles du mouvement peuvent apparaître, sans que le diagnostic de maladie de Parkinson soit posé. Plus d’informations avec Les symptômes parkinsoniens.

Lire aussi : 

 

La prise en charge de la maladie de Parkinson

Le diagnostic de la maladie de Parkinson repose sur l’observation des symptômes et sur un examen neurologique effectué par un médecin neurologue (imagerie cérébrale de type scanner, IRM).

Un bilan initial est ensuite réalisé afin d’évaluer le stade de la maladie et son impact (familial, social, psychique, etc.).

 La prise en charge individualisée d’un patient atteint de la maladie de Parkinson s’appuie sur :

  • des traitements médicamenteux : plusieurs classes de médicaments peuvent être envisagées. Ces traitements visent principalement à pallier le déficit en dopamine.
    Ils ne permettent pas de guérir ou de ralentir l’évolution de la maladie, mais diminuent ses effets. Les traitements ont entre autres, un effet sur les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson ainsi que les douleurs qu'elle peut générer. Le neurologue ajustera au fil du temps la prescription en fonction de l’évolution de la maladie (dosage, nature du traitement, nombres de prises médicamenteuses, etc.). 
  • des traitements non médicamenteux :
    La rééducation fonctionnelle : elle est fondamentale et doit être commencée le plus tôt possible afin de favoriser la motricité et l’autonomie des patients. La kinésithérapie, l’orthophonie, des cures spécialisées, des séances d’ergothérapie, permettent de mieux appréhender et gérer les troubles moteurs, de la parole, de la déglutition, de l’écriture, etc.
    La chirurgie fonctionnelle : la neurostimulation peut être proposée dans certains cas particuliers, difficiles à traiter. Cette stimulation électrique des neurones permet d'atténuer les tremblements, rigidités et l’akinésie. Au cours de l'opération, deux électrodes sont implantées dans une zone précise du cerveau (noyaux sub-thalamiques), afin de la stimuler. Le suivi-post opératoire est effectué par un neurologue et un neurochirurgien, notamment pour adapter le traitement médicamenteux.

 

 

*Maladie de Parkinson – Inserm 2015

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