6 clés pour mieux comprendre la Maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique dégénérative chronique qui affecte principalement le contrôle des mouvements et peut accélérer la perte d'autonomie. Symptômes de la maladie de parkinson et prise en charge : 6 clés pour mieux comprendre la maladie.

La Maladie de Parkinson

1. Maladie de Parkinson : définition

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative découverte en 1817, qui entraine la destruction de certains neurones : les neurones qui fabriquent et libèrent la substance noire du cerveau, et qui sont impliqués dans la régulation des mouvements corporels, notamment automatiques.

La maladie évolue lentement et silencieusement : elle se développe entre 5 à 10 ans avant l'apparition des premiers symptômes. L'origine de cette maladie n’est pas précisément connue. Certaines prédispositions génétiques et facteurs environnementaux interviendraient dans la survenue de la maladie de Parkinson.

 

2. Qui est touché par la maladie de Parkinson ?

En France, la maladie de Parkinson touche plus de 200 000 personnes, avec près de 25 000 nouveaux cas diagnostiqués par an.  Au total, 1 % de la population âgée de plus de 65 ans est concernée, avec un pic autour de 70 ans*.

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

L’âge moyen du diagnostic est de 58 ans. La maladie de Parkinson ne réduit pas l’espérance de vie.

 

 

3. Quels sont les symptômes de la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson se reconnaît principalement aux troubles moteurs qu’elle entraîne. Ils doivent servir de signaux d’alerte pour les personnes âgées, leurs proches et médecins.

Le premier critère pour poser le diagnostic est la présence de deux au moins des trois symptômes majeurs de la maladie : La lenteur dans les mouvements, la rigidité et le tremblement au repos. On parle de manifestations asymétriques lorsque les symptômes sont d’un seul côté du corps.

  • Comment détecter une lenteur dans les mouvements ou akinésie ? La personne perçoit un ralentissement de ses gestes, notamment les gestes de précision et semi-automatiques comme l'écriture et la marche.
    Dans l’écriture, la taille des lettres est diminuée (micrographie).
    La marche se transforme : piétinements, marche à petits pas, dos voûté, balancement des bras réduit.
    Les gestes répétitifs sont difficiles : se raser, se brosser les dents, battre des œufs…
    La personne se plaint de fatigue, d’engourdissements, qui peuvent aller jusqu’à empêcher le mouvement. 
  • Comment détecter une rigidité ou hypertonie ? Les muscles sont raides, en particulier le long de la colonne vertébrale, ce qui entraîne une posture voûtée. Les articulations des membres, du cou, des mains et pieds semblent aussi entravées. Les mouvements sont saccadés et difficiles à engager. Cette tension excessive des muscles entraîne des douleurs musculaires ou tendineuses.
  • Comment se présentent les tremblements involontaires ? Les agitations se manifestent surtout au repos et disparaissent avec le mouvement et durant le sommeil. Le tremblement est lent, régulier, asymétrique ou d’un seul côté. Il affecte les membres, notamment supérieurs, et parfois la mâchoire.

 

La maladie de Parkinson entraîne une perte d’autonomie de plus en plus marquée pour la personne qui en souffre. Sachez Évaluer la perte d’autonomie à l'aide la grille AGGIR.

 

INFOGRAPHIE MALADIE DE PARKINSON

 

4. Existe-il d'autres symptômes non moteurs liés à la maladie de Parkinson ?

D’autres difficultés peuvent s'installer avec l'évolution de la maladie de Parkinson :

  • troubles de l’équilibre,
  • troubles du sommeil,
  • constipation, hypersalivation, troubles de la déglutition,
  • incontinence,
  • diminution de l'expression faciale, troubles de la parole, difficultés d'élocution, d’articulation,
  • dépression, anxiété, attaques de panique, états paranoïaques, hallucinations liées aux médicament.

 

La quantité et l'intensité de ces symptômes diffèrent selon les personnes et fluctuent d'un jour à l'autre. Certains patients ne présentent, par exemple, jamais de tremblements. En revanche, ce qui est commun à tous les malades, c’est que la maladie de Parkinson ne détériore pas, ou très rarement, les fonctions intellectuelles.

 

5. Quels sont les autres symptômes parkinsoniens ?

Même si le diagnostif de la maladie de Parkinson n'est pas posé, votre proche peut présenter des symptômes dits parkinsoniens entraînant des troubles du mouvement.

  • Syndrome induit par des neuroleptiques : Certains neuroleptiques, des médicaments utilisés dans le traitement de troubles psychiatriques, notamment la schizophrénie, peuvent entraîner un syndrome parkinsonien réversible.
  • L’atrophie multisystématisée : L’atrophie multisystématisée (AMS) est une maladie rare, débutant à l’âge adulte, très invalidante, résultant d’une perte de neurones et qui réduit l’espérance de vie des personnes atteintes.
  • La paralysie supranucléaire progressive : La paralysie supranucléaire progressive (PSP), aussi appelée maladie de Steele-Richardson-Olszewski, est une maladie du système nerveux d’origine inconnue, non familiale qui est associée à une anomalie de la protéine tau. Cette maladie qui ressemble un peu à la maladie de Parkinson débute autour de la soixantaine. 
  • La dégénérescence corticobasale : La dégénérescence corticobasale (DCB) est une maladie neurologique rare qui se traduit par une détérioration ou une dégénérescence de certains neurones du cerveau. Cette maladie d’évolution progressive touche la motricité, mais comporte aussi des troubles cognitifs. 
  • La maladie à corps de Lewy : Certains traits de la maladie à corps de Lewy peuvent ressembler à ceux de la maladie de Parkinson, notamment la rigidité (raideur des muscles), les tremblements, la posture voûtée et les mouvements lents et traînants. Consultez le site des aidants de la maladie à corps de Lewy.

 

Si votre proche présente plusieurs de ces symptômes associés à la maladie de Parkinson, vous devez consultez un médecin pour qu’il procède à un diagnostic. Le médecin cherchera également à exclure d’autres causes pouvant entraîner des signes similaires aux symptômes de la maladie de Parkinson. Il vous orientera éventuellement vers un neurologue, qui adaptera ensuite la prise en charge et pourra répondre à vos questions.

 

6. Comment la maladie de Parkinson est-elle prise en charge ?

Le diagnostic de la maladie de Parkinson repose sur l’observation des symptômes et sur un examen neurologique effectué par un médecin neurologue (imagerie cérébrale de type scanner, IRM). Un bilan initial est ensuite réalisé afin d’évaluer le stade de la maladie et son impact (familial, social, psychique, etc.).

 

La prise en charge individualisée d’un patient atteint de la maladie de Parkinson s’appuie sur :

Les traitements médicamenteux : Ces traitements visent principalement à pallier le déficit en dopamine. Ils ne permettent pas de guérir ou de ralentir l’évolution de la maladie, mais diminuent ses effets. Les traitements ont entre autres, un effet sur les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson ainsi que les douleurs qu'elle peut générer.

- Le traitement chirurgical : la stimulation cérébrale profonde (SCP) aussi appelée neurostimulation, est pratiquée sur 5 à 10 % des malades de Parkinson. Cette forme de traitement, lourde pour le malade, est réservée à des cas difficiles à traiter. La décision résulte de différents critères comme l’âge et l’état de santé de la personne. L’opération consiste à implanter symétriquement deux petites électrodes dans une structure cérébrale très précise (zone subthalamique) de chaque côté du cerveau. 

- La rééducation physique et orthophonique : La rééducation est un complément essentiel du traitement de la maladie de Parkinson. Ces traitements permettent d’améliorer la qualité de vie des malades sans toutefois arrêter l’évolution de la maladie. L’amélioration des symptômes moteurs se fait par la kinésithérapie et l’amélioration des troubles de la parole et de déglutition par l’orthophonie. Découvrez la Brochure Orthophonie France Parkinson.

 

*Maladie de Parkinson – Inserm 2015

 

Guide des aidants : 7 astuces

 

Vous aidez un proche au quotidien ?
Retrouvez nos trucs et astuces

Conformément à la réglementation sur la protection des données, les informations que nous communiquez font l'objet d'un traitement informatisé par votre institution de retraite complémentaire en vue de l'execution de sa mission d'action sociale et du respect des dispositions légales et réglementaire en vigueur. Les destinataires de ces données sont les membres habilités du personnel de votre institution y compris les assistantes sociale et s'il y a lieu, ses partenaires et sous-traitants éventuels. Vous pouvez demander l'accès et la rectification de vos données personnelles en écrivant au délégué à la protection des données de votre institution de retraite complémentaire à : protection-donneespersonnelles@humanis.com ou à Groupe HUMANIS - cellule Protection des données personnelles - 141, rue Paul Vaillant Couturier - 92246 MALAKOFF Cedex.

Les visiteurs ayant lu cet article ont également lu